Reconquête de l'immense espace maritime ma'ohi

Le vendredi 9 juillet, j'assiste depuis le jardin de paofai face au lagon de Papeete, à l'arrivée d'une course en haute mer de Papeete à la pointe taharaa et retour pour plus de 1500 compétiteurs en pirogues en fibres de verre.

 

 

Depuis une vingtaine d'année la renaissance des activités nautiques participe au vaste mouvement de réappropriation de l'identité ma'ohi. Un très grande nombre de clubs de piroguiers se sont créés qui participent à des compétitions en haute mer dont la plus célèbre est depuis 1992 la course Hawaiki nui ; épreuve marathon qui, en trois jours, relie symboliquement quatre des îles Sous-le-Vent : Huahine, Bora-Bora, Tahaa et Raiatea. Les équipages sont composés de six rameurs et aucun changement n'est autorisé durant chacune des étapes quotidiennes soit environ 60 km par jour.

 

Mais cette renaissance s'exprime aussi par des voyages à plus long cours à bord de pirogues doubles ( va'a matu ) dont je vois, le 14 juillet, un exemplaire en rade de Huahine.

 

 

En juin 1976, l'arrivée à Papeete, en provenance de Hawaï, après 33 jours de mer sans instruments de navigation et un parcours de 5 370 kilomètres, de la pirogue à double coques ( va'a matu) dénommée Hokulea) fut l'occasion d'une manifestation de joie populaire de grande ampleur.

 

 

Depuis, des événements de même nature se sont multipliés et en 2010 plusieurs exploits ont eu lieu : en avril celui d'une flottille de 7 pirogues avec des équipages ma'ohi de Nouvelle Zélande, Samoa, Tonga, Fidgi, Iles Cook et Polynésie française partie de Nouvelle Zélande à destination des iles du triangle polynésien et en juillet 2010 le départ de Papeete de la pirogue O Tahiti Nui – freedom en direction de l'exposition universelle de Shanghaï.
En 2011, le projet Tavaru rassemblera 7 pirogues doubles jusqu’aux Marquises ou elles retrouverons des pirogues, venues de Hawaii pour ensemble retourner dans l’archipel hawaiien.

 


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